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Quand la mer, une chanson de Benoît à porter en BD grand format.
Projet en cours, la recherche est résumée dans un document qui peut être consulté PDF dans la zone de téléchargement sur cette page.
Le clip de Benoît est accessible sur Youtube.

L’idée de départ était de réaliser une page de BD en grand format d’aquarelle. Un assemblage de dessins séparés par une bande blanche ou noire, et rentrant dans un grand rectangle façon page de BD.

Benoît n’était pas loin d’accepter l’idée d’intervenir comme auteur. Nous nous éparpillions entre inspiration historique, SF ou fantastique.
Et puis hier l’idée est venue : reprendre le texte de ses chansons, et plus particulièrement la toute dernière : Quand la mer.

Un dialogue entre 2 personnes pour une traversée au long cours, sur un océan de vie parfois déchaîné, mais également sombre et immobile. L’histoire d’un couple aventurier qui brave la tempête, sombre dans les abysses , ou surnage parmi les débris de fiers vaisseaux écartelés.



Le texte de la chanson

Quand la mer (Benoît Minetti – 2020)


(1)
Quand la mer se perd en d'obscurs méandres
De souvenirs vécus ou bien parfois rêvés
Quand la mer s'envase, quand elle devient stagnante
Quand elle n'a plus que l'onde de ce qu'elle sait chanter
D'aucuns disent alors la mer se désenchante
Et moi je vous dirais qu'il faut lui pardonner
Quand la mer à la nuit dans mes rêves me hante
Elle ne vient jamais seule, tu es à ses côtés

(2)
Toi et moi …
On les ouvrait les routes, on les dressait les cartes
Des continents insus par nul autre foulés
Poitrines palpitantes et les yeux grand ouverts
On bravait les tempêtes à gorge déployée
Quand la mer était fière, quand elle nous secouait,
Qu'elle nous éclaboussait alors, rappelle-toi comme on l’aimait

(3)
Quand la mer quelques fois oublie qu'elle fut lagune
Quand elle brise ses chaines ...
Quand la mer est tourmente on doit pour l’affronter
Décharger de nos soutes les fardeaux amassés
On en a vu tellement des navires qui chavirent
Entraînant par le fond des tonnes de regrets
Nous pauvres marins...
Il nous reste la mer à boire et les yeux pour pleurer

(4)
Toi et moi …
On les ouvrait les routes, on les dressait les cartes
Des continents insus par nul autre foulés
Poitrines palpitantes et les yeux grand ouverts
On bravait les tempêtes à gorge déployée
Quand la mer était fière, quand elle nous secouait,
Qu'elle nous écartelait alors, rappelle-toi comme on l’aimait

(5)
Quand elle te laisse à bout, nu sur un banc de sable
Auprès d'un être cher dévoré par les crabes
Qu'est-ce qui nous pousse au cul pour qu'on reparte encore ?
L'attrait du flot brutal ou l’envie d’autres bords ?
Mais qu'est-ce qu'on trouvera la traversée finie ?
Est-ce qu'on est assez con pour croire au paradis ?

(6)
Toi et moi … (SOLO GUITARE)
Quand la mer dit-on parfois se désenchante,
Quand la mer s'oublie, ravale sa fierté...
Tu la trouves inutile, et tu veux la quitter
Tu en viens à douter qu'en homme pourtant libre
Toujours tu chériras la mer qui t'a brisé

(7)
Quand la mer s'encombre de tous ces artifices,
Ces monceaux de plastique que nous lui infligeons
On doit se demander à qui revient la faute ?
Se poser la question qui est le vrai perdant ?
Serions-nous de nos peines les premiers artisans ?

(8)
Quand la mer vire au mauve ...
Quand la mer prend, coquette, ses airs de vieille dame
Pleine de charme encore mais plus si désirable
Quand elle veut te faire croire qu’elle est apprivoisée
Que sur des flots tranquilles tu vas pouvoir croiser

(9)
Et quand la mer n'est plus qu'un triste clapotis,
C'est alors qu'il nous faut beaucoup lui pardonner
Elle continue sournoise à ronger méthodique
Les restes corrodés des navires échoués.
La mer infatigable ne baisse pas les bras.

(10)
Quand la mer était ... plus prometteuse
C'était bien mieux avant...
Quand la mer se réduit à une baie miteuse
Dis-toi que ta vue baisse, c’est toi qui as changé
La mer est toujours là, belle et indomptable,
Mais toi tu n'en vois plus toute l'immensité

(11)
Mais nous deux ...
On ouvrira les routes, on dressera les cartes
Des continents insus par nul autre foulés
Poitrines palpitantes et les yeux grand ouverts
On bravera les tempêtes à gorge déployée
Quand la mer sera fière, quand elle nous secouera
Nous éclaboussera alors, rappelle-toi, on l'aimera

(12)
Quand la vie se perd en d'obscurs méandres
De souvenirs vécus ou bien parfois rêvés
Quand la vie s'envase, quand elle devient stagnante
Quand elle n'a plus que l'onde de ce qu'elle sait chanter
D'aucuns vous disent alors la vie se désenchante
Et moi je vous dirais qu'il faut lui pardonner
Quand ma vie à la nuit dans rêves me hante
Je ne suis jamais seul, tu es à mes côtés





Recomposer une histoire sur un visuel

La pagination

 

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Un texte se lit de façon séquentielle, de la gauche vers la droite, de haut en bas. Par analogie, une bande dessinée se lit en zigzag.
Mais on peut changer la quadrillage pour représenter un tableau.

Adapter la composition à un story telling, ou recomposer une histoire sur un ensemble pictural constitué de dessins modulaires.
Et si le tableau changeait de représentation selon la saison ou l’envie du moment ?


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Verticaux séparés par une diagonale en perspective
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Images flottantes comme des photos éparpillées au vent
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Bande noire cloisonnant un labyrinthe imaginaire
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Noirs et blancs, façon Emois et mois
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Dessins blancs sur fond noir
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Carrés sortant du cadre principal, comme décalés
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Dominante bleue
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Figure principale parcourue par un personnage, comme réalisé par Fred pour Philémon
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Arzkal l’arpenteur, par Moebius qui reprend ses dessins pour en revoir le graphisme
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Aboutir à une composition géométrique, façon triptyque religieux ?
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Mise en page du tableau
#ExtraitVisuel
1

Quand la mer se perd en d'obscurs méandres
De souvenirs vécus ou bien parfois rêvés
Quand la mer s'envase, quand elle devient stagnante

Marais, eau stagnante
2 On les ouvrait les routes, on les dressait les cartes
Des continents insus par nul autre foulés
Poitrines palpitantes et les yeux grand ouverts
On bravait les tempêtes à gorge déployée
Bateaux dans la tempête
Style japonais, la vague
3 Quand la mer vire au mauve ...
Quand la mer prend, coquette, ses airs de vieille dame
Pleine de charme encore mais plus si désirable
Quand elle veut te faire croire qu’elle est apprivoisée
Que sur des flots tranquilles tu vas pouvoir croiser
Reflet de nuit sur une mer violette
4 Quand la mer est tourmente on doit pour l’affronter
Décharger de nos soutes les fardeaux amassés
Tempête, leste passé par-dessus bord
5 Quand elle te laisse à bout, nu sur un banc de sable
Auprès d'un être cher dévoré par les crabes
Naufragé sur le sable
6 Elle continue sournoise à ronger méthodique
Les restes corrodés des navires échoués.
Bateaux échoués, rouillés
7 Quand la mer s'encombre de tous ces artifices,
Ces monceaux de plastique que nous lui infligeons
Immondices stagnants



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Dimensions du tableau

Boîte à idées

  1. Une femme à différents âges de sa vie
  2. Ou bien un couple : un homme, une femme
  3. Une image en spirale (quelques points qui deviennent une image)
  4. Tableau modulaire : on pourrait changer l’agencement des images
  5. La mer pourrait être l’espace (style SF -Giraud)

Représentations

  • Se rappeler que les dessins seront très grands
  • Raconter une histoire de dessins en dessins, comme un film
  • Tout sera redessiné, en empruntant le style Giraud
  • A ce stade, il manque l'image en spirale, peut-être à réfléchir sur la dernière. Au départ, je pensais à la 1ère ...
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Premiers visuels

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Disposition horizontale




Chasse aux inspirations

Adopter un style graphique

 

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Des engins volants qui rivalisent avec ceux de Star War, la touche artistique en plus
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Les oiseaux d’Arzach à grande envergure

Moebius, alias Giraud, est un de mes dessinateurs favoris. J'apprécie la force de son imaginaire.
Quelques mots sur l'artiste : il est le dessinateur de Blueberry, longue série d'albums créés avec Jean-Micel Charlier
Sous le pseudonyme de Moebius, il publie des albums et illustrations inspirées du fantastique et de la science-fiction.
En 1980, Moebius crée le monde d'Arzach. Le personnage principal est un guerrier des sables juché sur un énorme oiseau
Je vais devoir mouliner pour proposer une ligne graphique aussi lisible que la sienne.

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Une silhouette qui se découpe sur un fond étoilé insondable
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Chapeau en forme de tuyaux, et la douceur des tons sur des lignes graphiques épurées
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Vastes scènes avec jeux de perspectives
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Venise devient une station spatiale peuplée d’étrangers
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Cet engin a été repris dans une modélisation 3D